Prière

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Dieu est pour nous quelqu’un de vivant, « le Vivant » qui nous aime. « Dieu est Amour », proclame saint Jean. Nous cherchons à entrer en dialogue, en communion, en amour avec lui. Ou plutôt nous cherchons à créer en nous un espace de silence pour être plus attentifs à sa présence au plus intime de nous-mêmes. A chaque instant, il s’adresse à nous et nous fait signe aussi bien à travers les choses, les personnes que par le biais des événements. Et nous lui répondons dans la prière, qui est pour l’âme ce qu’est la respiration pour le corps. La prière monastique, comme celle de tout croyant, a un double aspect : communautaire et personnelle.

La prière communautaire, c’est l’office divin chanté chaque jour et dont la messe constitue le centre. En dehors de la messe, nous nous rencontrons sept fois par jour pour la prière communautaire qui présente à Dieu les joies, les espoirs et les peines de notre monde. Les textes liturgiques sont un aliment du cœur en même temps qu’ils orientent la prière personnelle à laquelle ils donnent une base solide. Cette prière personnelle peut prendre la forme de longs moments d’oraison, de prière silencieuse ou de rapides regards vers Dieu jalonnant toute la journée. Dans le sillage des premiers moines du désert d’Egypte, nous avons l’ambition d’arriver à la prière continuelle. C’est pourquoi souvent nous employons des moyens très simples : quelques paroles fréquemment répétées qui nous rappellent la présence de Dieu. Chez les moines chrétiens orientaux dont nous sommes spirituellement proches, une formule tirée de l’Evangile a été préférée à toutes les autres : « Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, aie pitié de moi, pécheur. » Cette formule ou d’autres semblables sont inlassablement répétées, car la prière doit être la trame de notre vie. Et cette prière est alimentée par la lecture assidue de la Parole de Dieu.